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COMMUNIQUE DE PRESSE N°4 - SOLITAIRE DU FIGARO 2010 Une étape qui fait du bien !

Kinsale, mercredi 11 août, 20h30. La douce lumière du soir irlandais éclaire une ligne d’arrivée mouillée à quelques milles de l’entrée du port. Séparés de seulement quelques centaines de mètres après plus de 54 heures de course, « Vendée » et « Vendée 1 », les 2 Figaro Bénéteau du Pôle Vendée France sont en approche de la ligne d’arrivée de la troisième étape de la Solitaire du Figaro 2010. Pour tout juste 150 secondes, c’est Sébastien Josse qui remporte ce petit duel devant son compagnon d’écurie, Frédéric Rivet. L’image est sympathique. Et même si Adrien Hardy, le très beau vainqueur, a franchi cette même ligne quelques 20 minutes plus tôt, même si le « top 10 » leur échappe pour quelques minutes, même si cette belle étape ne révolutionne pas leurs places au classement général, ces 12ème et 16ème places respectives font du bien aux deux hommes. Après deux premières étapes « douloureuses », la satisfaction d’avoir bataillé avec les meilleurs jusqu’au bout, de n’avoir rien lâcher, d’être « enfin » à sa place tout simplement, se lit sur leurs visages. Ils devaient stopper la spirale négative, ils l’ont fait. Il leur reste maintenant 4 jours de repos avant une dernière étape qui leur offrira l’occasion de terminer cette Solitaire en beauté…

A 20h09 ce mercredi soir, Adrien Hardy a coupé en vainqueur la ligne d’arrivée de la troisième étape de la Solitaire du Figaro à Kinsale (Irlande). En 54 heures et 9 minutes, le jeune Nantais signe une très belle première victoire sur la Solitaire. Au terme de cette étape très disputée, il devance de quelques minutes des "gros bras du circuit", à savoir dans l’ordre Yann Elies (2ème), Jean-Pierre Nicol (3ème), Gildas Morvan (4ème), Corentin Douguet (5ème) et Armel Le Cléac’h (6ème)... Le "chacal", avec cette sixième place devance tous ses rivaux les plus dangereux au général et conforte ainsi son leadership. Derrière ces hommes, les arrivées se succèdent minute après minute tant le peloton des leaders, composé d’une petite vingtaine d’unités, naviguait compact depuis le Fastnet. Dans ce groupe, on retrouve les 2 bateaux vendéens. Sébastien Josse signe une belle 12ème place à 21 petites minutes du vainqueur. Il précède Frédéric Rivet, son compagnon d’écurie, de 2 minutes et 30 secondes. Le skipper de "Vendée 1" termine 16ème juste devant Kito De Pavant et François Gabart. Une belle étape, une chaude lutte jusqu’au bout et des performances qui font du bien, tout simplement…

Sébastien Josse : « Une vraie étape de Figaro au contact avec peu d’écarts à l’arrivée… C’était vraiment une course sympa, intéressante et complète. Tout y était ! La sortie de la rade de Brest, où il a fallu faire attention à ne pas talonner dans la sortie du goulet puis enchainer de belles manœuvres et de beaux virements de bord, la gestion du passage d’un front puis l’approche du Fastnet, et enfin beaucoup de chamboulements sur la fin avec du vent instable le long des côtes irlandaises. Il fallait vraiment rester dessus car ça distribuait pas mal. Le tout étant de ne pas trop jouer, d’oser sans trop de prise de risque. Je suis globalement satisfait de ma navigation car j’étais vraiment au contact. Et au moins il n’y avait pas de zone de pétole mais du vent, beaucoup de vent ! J‘ai mes marques et suis bien plus à l’aise dans ces conditions. Niveau vitesse, j’étais bien aussi, j’ai pu jouer avec les autres. Même dans la dernière portion du parcours après le Fastnet. J’étais un peu pénalisé sans mon grand spi qui a littéralement explosé la première nuit mais ça aurait pu être pire que ça. Je m’en sors plutôt bien. Une 3ème étape intéressante donc mais aussi très fatigante et exigeante. J’ai finalement assez peu dormi, il fallait toujours être à l’affût, à la barre. Mais quel plaisir d’arriver en début de soirée ! Ca fait vraiment du bien de dormir la nuit et non le jour. »

Frédéric Rivet : « Ca fait du bien ! Rien que comptablement déjà, c’est moitié mieux que les 2 premières étapes ! Ensuite si on regarde le déroulé : autant avant je partais bien et je finissais derrière, autant là je suis mal parti et je finis dans le paquet de tête, c’est un signe ! Mentalement, moralement, j’étais bien. Je savais qu’il fallait que je stoppe la spirale négative dans laquelle j’étais. J’ai beaucoup cogité avant le départ. Et puis avec l’aide des gens qui m’entourent, avec tous les messages de soutien que j’ai reçu, j’ai réussi à positiver et à remettre la machine dans le bon sens. Durant la course, j’ai réussi à passer au delà de mes doutes des premières heures un peu ratées, à revenir au contact, à bien jouer les coups, à être dans le match tout simplement. Au final, je m’aperçois que sur les 250 derniers milles, je reprends pas moins de 20 concurrents et je finis au sprint devant des garçons aussi solides que Kito De Pavant ou François Gabart ! Oui je crois que je peux être fier de moi et en tout cas c’est du plaisir et de la confiance qui sont toujours bons à prendre. Maintenant attention, il ne faut pas s’emballer outre mesure non plus. C’est sûr que finir dans le top 20, vu le niveau du plateau, ça fait toujours plaisir, mais après, il faut être régulier car c’est, en course, au contact des meilleurs comme ce fut le cas sur cette étape, que tu progresses. Malgré tout je suis persuadé que j’ai le potentiel de faire mieux encore et en tout cas je n’ai pas envie de me contenter de ça ! Quand je vois Adrien remporter cette étape, ça me donne forcément envie. On s’est un peu entrainé ensemble au printemps et je sais qu’en termes de niveau nous sommes très proches. Ce qu’il a fait, c’est fort et je suis très heureux pour lui. Je me dis juste qu’en continuant à naviguer et s’entrainer intensément auprès de gars comme lui, il y a moyen de passer encore un cran et peut être dans 1 an d’être à sa place… »

> Sébastien Josse sur Vendée a franchit la ligne d’arrivée de cette 3ème étape en 12ème position à 20 h 29, soit 21’33" après le vainqueur d’étape. > Fred Rivet (Vendée 1), quant à lui, l’a franchit à 20 h 32 en 16ème position, soit 24’03" après le 1er.

Relations Presse Barbara BERNARD E-mail : barbara.bernard@laseptiemevague.fr Mobile : +33 (0)6 07 37 63 51

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COMMUNIQUE DE PRESSE N°3 - SOLITAIRE DU FIGARO 2010 Inverser la spirale…

A Brest, en ce maussade week-end d’août, au terme de la deuxième étape, on y voit déjà beaucoup plus clair sur cette 41ème Solitaire du Figaro. Armel Le Cléac’h, double vainqueur d’étape, semble « marcher sur l’eau » tant sa domination et sa maîtrise sont criantes. Derrière l’homme de Morlaix, les gros bras du circuit paraissent condamnés à se disputer les accessits. Plus loin dans le classement, le bilan s’impose, aussi simple que cruel : la Solitaire du Figaro est une épreuve très difficile où rien ne peut être laissé au hasard. Ce constat, Sébastien Josse et Frédéric Rivet, le font eux aussi, sans concession, sans fausse excuse, avec humilité et lucidité. Les skippers des Figaro Bénéteau « Vendée » et « Vendée 1 », relégués en deuxième partie de classement à mi-course, n’abdiquent pas pour autant. Deux étapes, presqu’encore 800 milles de course jusqu’à l’arrivée finale à Cherbourg, c’est assez pour faire de bonnes choses, prendre du plaisir et se remettre dans une spirale positive.

Une étape galère…

De l’avis de tous les skippers à leur arrivée à Brest dans la nuit de jeudi à vendredi, cette étape fut particulièrement éprouvante. Respectivement 26ème et 38ème de cette deuxième étape de la Solitaire du Figaro à Brest, Sébastien Josse et Frédéric Rivet ont connu une étape « galère ». Le genre d’étape, non pas à oublier car de la difficulté naît l’expérience, mais qu’il faut digérer avant de se projeter de nouveau dans la suite de la compétition.

Sébastien Josse : « Sans électricité depuis Groix, j’ai navigué tout à la sensation… » « Comme lors de la première étape, j’avais encore mal démarré ma course avant de revenir progressivement dans le match. Hélas, au niveau de Groix, quand j’ai voulu démarrer mon moteur : plus rien ! Plus d’électricité et donc plus d’ordinateur, plus de GPS, plus de pilote automatique… Contraint de naviguer « à l’ancienne », tout à la sensation. Heureusement que ça m’est arrivé dans 5 nœuds de vent et qu’il y avait pas mal de bateaux autour de moi car isolé dans des conditions plus difficile ça aurait pu être dangereux. Déjà que l’étape était en soi fatigante avec des alternances de pétole et de vent fort, de près et de portant, dans ces conditions elle est devenue vraiment usante… »

Frédéric Rivet : « une spirale négative… » « Mes bons classements des premières heures de course (5ème après 20 heures de course) ne veulent pas dire grand chose car dus à l’option est du groupe auquel j’appartenais. Or finalement, ce n’était pas un bon choix. De ce groupe, seul Jérémie Beyou s’en est sorti ! Malgré tout, tant que les classements tombent et que tu es devant, ça va… c’est quand irrémédiablement tu commences à chuter que ça devient dur. C’est vrai que c’est une situation, pourtant normale, que j’ai du mal à accepter. Du coup, refusant d’être derrière, j’attaque et je prends des risques souvent inconsidérés que je paye cash. Ensuite c’est une spirale négative de laquelle, la fatigue s’ajoutant à cela, il est difficile de sortir… »

Bilan à mi-parcours

A mi parcours de cette Solitaire 2010, l’heure est aux premiers bilans. Dur pour les deux skippers vendéens, respectivement 34ème et 36ème à plus de 6 heures du leader, Armel Le Cléac’h… Et pourtant, les deux hommes ne ménagent pas leurs efforts. Petit déficit de vitesse par ci… petites erreurs stratégiques par là… petite perte de confiance… des petits détails qui au final font de gros écarts.

Sébastien Josse : « Déçu mais pas malheureux… » « Je suis forcément déçu… mais je ne suis pas malheureux pour autant. Je m’estime d’abord chanceux et privilégié de pouvoir naviguer, qui plus est dans des conditions plus que correctes. Maintenant, c’est sûr que j’espérais mieux de cette Solitaire. Pour mon retour sur le circuit, j’avais fait un début de saison tout à fait satisfaisant avec une 2ème place sur la Solo Concarneau et une 4ème sur la Solo Quiberon. Je partais donc avec beaucoup d’espoir. Mais c’était un peu un leurre : il s’agissait de parcours courts disputés globalement dans des conditions de vent assez fort que j’apprécie… Je crois que j’avais un peu oublié que la Solitaire, ce sont des étapes très longues et des conditions changeantes où le petit temps reste malgré tout souvent majoritaire. Je n’étais donc tout simplement pas prêt pour ça et dès les premières heures de course, ça a été la douche froide ! Dans les petits airs et les courants de la Manche, j’ai tout de suite vu que je n’étais pas en phase, pas assez vite, pas assez réactif… Il faut être lucide : la Solitaire est une course extrêmement difficile et exigeante qui exige une vraie préparation. Les gars qui sont devant naviguent sur ce bateau depuis des années et ont travaillé dur tout l’hiver. Moi, le Figaro 2, je l’ai découvert il y a 6 mois. Je ne cherche aucune excuse : j’ai tout pour réussir, il me manque « juste » des heures de navigation… »

Frédéric Rivet : « Remettre la machine en bon ordre de marche… » « Le constat à mi-course est décevant mais plus que le bilan chiffré ce qui est embêtant c’est que je me suis mis dans une spirale négative dont il faut absolument que je me sorte ! En fait, je crois que je n’ai toujours pas digéré ce moment clé de la première étape où j’ai l’opportunité de virer en tête au Four et où je reste scotché durant 20 minutes… Ensuite c’est l’engrenage : j’ai la rage, l’envie de tellement bien faire, la frustration de me dire que je ne suis pas à ma place… Alors je prends des risques. Ca passe ou ça casse ! Et malheureusement, comme souvent dans ces cas là, ça casse ! Maintenant, à mi-course et après 2 contre-performances comme ça, il faut que me reconcentre, que je me raisonne. La Solitaire est une course dont le niveau est tellement élevé, la concurrence tellement rude, qu’elle ne pardonne pas la moindre erreur. Avant on disait que rentrer dans le top 10 était un exploit mais aujourd’hui, glaner une place dans les 25 premiers est déjà une énorme performance. Il suffit pour s’en convaincre de regarder le classement du vainqueur de l’édition précédente, Nicolas Lunven : 33ème au général, ça veut tout dire. Je vais donc essayer de changer ma stratégie pour la suite de la course : faire simple, ne pas prendre de risques inconsidérés et surtout retrouver le plaisir de naviguer pour retrouver la confiance. Il faut que je remette la machine en bon ordre de marche… »

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COMMUNIQUE DE PRESSE N°2 - SOLITAIRE DU FIGARO 2010 Se tourner vers la suite ...

Solitaire du Figaro / à la veille du départ de la 2ème étape Gijon > Brest

« Ca s’appelle une bâche, c’est tout ! »  : les premières paroles de Frédéric Rivet à son arrivée aux pontons samedi matin en Espagne ont le mérite d’être claires. Le vendéen n’est pas homme à mâcher ses mots, en toutes circonstances. A bord de « Vendée », Sébastien Josse n’est guère plus loquace. La déception est grande, bien sûr. En course au large, et encore plus en Classe Figaro, les mots ne sont de toute façon rien face aux faits, les classements intermédiaires n’ont aucune valeur et les « petites » secondes perdues dans un doute ou un mauvais choix deviennent de longues heures à l’arrivée. C’est la cruelle réalité de ce sport où le moindre détail compte et où l’erreur, même infime, ne pardonne souvent pas. Cette réalité, Sébastien et Frédéric la connaissent par cœur. Cette fois, c’est eux qui en font les frais. Mais tous deux savent aussi que la force d’un grand marin, d’un grand sportif, réside dans sa capacité à se relever vite après un KO. C’est ce qu’ils entendent bien, tous deux, prouver et ce dès cette deuxième étape reliant Gijon à Brest dont le départ sera donné demain mardi à 14 h.

Et pourtant…

Et pourtant les deux hommes n’ont pas été hors du coup sur cette première étape, loin de là ! Avec concentration et application, ils avaient d’ailleurs plutôt bien négocié une première partie de course piégeuse pour aborder le passage de la pointe bretonne dans le peloton de tête. Mieux, jouant parfaitement quelques coups stratégiques, Frédéric Rivet avait même pris la tête de la flotte aux nez et à la barbe des Le Cléac’h, Beyou et autre Elies juste avant d’aborder le passage du Four, avant de se retrouver engluer dans une interminable molle qui l’expédia en queue de peloton et mit fin à ses espoirs… De son côté, Sébastien Josse, réalisait lui une course discrète mais efficace quand à une vingtaine d’heures de l’arrivée, en compagnie du vainqueur de l’édition 2009, Nicolas Lunven, il tentait une « petite » option à l’est qui allait s’avérer fatale…

Frédéric Rivet : « Juste avant le passage du Four, je suis en tête… » "Je suis d’autant plus déçu que ça se joue à rien du tout !! A quelques minutes... Après une bonne première partie d’étape où au gré des coups, je parviens à rester dans le groupe de tête, juste avant le passage du Four, je suis en tête !! Derrière moi j’aperçois Armel et toute la meute... A ce moment là, je suis euphorique, j’attaque, trop peut être... Je me dis que tous ces efforts depuis 30 heures, sans dormir et quasiment sans manger vont être payants, que je vais aborder l’entrée dans le Golfe de Gascogne devant la troupe... Je suis juste un peu plus vers la terre que mes adversaires, trois fois rien... Et puis brusquement : plus rien, stoppé net. Je vois alors tous les concurrents passer là à quelques centaines de mètres de moi. Je ne peux rien faire. Ca dure au moins 20 minutes, une éternité... Quand je repars, c’est trop tard : je suis en queue de peloton. Après la descente du Golfe de Gascogne est un peu un long chemin de croix. J’ai pris un tel coup derrière la tête en quelques secondes que j’ai du mal à me reconcentrer. En plus, ça part par devant, inexorablement... Après, ma place n’est presque plus qu’anecdotique."

Sébastien Josse : « Je n’ai jamais été vraiment en phase… » « Le moins que l’on puisse dire c’est que ça ne s’est pas super bien passé. En fait, je n’ai jamais été vraiment en phase sur cette étape, je n’ai pas bien navigué. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien. Il y a des courses comme ça où on passe à côté, ça a été mon cas. Et pourtant jusqu’au raz de Sein, je n’étais pas si mal, juste à l’arrière du bon paquet, mais pas largué. Et puis après, j’optionne légèrement dans l’est en compagnie de Nicolas Lunven : rien d’extrême, juste une petite option comme une autre… Petite, mais au final qui me coûte très cher ! Mais bon c’est comme ça. Avec 4 heures de retard, je sais que, sauf miracle, c’est bâché pour le général. Maintenant il reste 3 étapes que je vais prendre les unes après les autres avec en tête le championnat de France mais aussi la volonté de prouver que je vaux beaucoup mieux que cette 39ème place. »

Se tourner vers la suite…

La suite maintenant pour Sébastien et Frédéric c’est cette deuxième étape dont le départ sera donné demain, mardi, de Gijón à destination de Brest. 418 milles vers la pointe bretonne avec l’obligation de laisser à bâbord une marque de passage devant l’embouchure de la Loire. Un parcours en deux temps donc où tout peut se jouer sur les premiers et les derniers milles. Les décollages de Gijon, dans de très faibles airs sont en effet toujours très compliqués à gérer et souvent aléatoires. Les atterrissages à Brest, précédés du toujours décisif passage du Raz de Sein, le sont tout autant. Une étape à suspense donc une fois de plus qui peut, de nouveau, creuser des écarts significatifs à l’arrivée.

Frédéric Rivet : « Un gros piège au départ, un gros piège à l’arrivée… » « Pour l’instant, tout se présente pour qu’on ait un départ plus que mou ! Il n’y aura quasiment pas de vent demain ce qui va rendre le départ particulièrement délicat à gérer. Les six premières heures, où il va d’abord falloir s’extirper des côtes espagnoles puis se positionner pour négocier au mieux la dorsale, vont donc être déterminantes. Après ça, la remontée jusqu’à St Nazaire puis le passage au milieu des iles bretonnes, même si ce n’est pas facile, c’est plutôt une course de vitesse « standard ». Et puis pour finir, il faudra être devant et attentif pour bien négocier le Raz de Sein : là, tu peux perdre ou gagner 4 heures ! Pour résumer, on peut dire que c’est un peu une étape de vitesse avec un gros piège au départ et un gros piège à l’arrivée. Concernant mon état d’esprit avant le départ, je n’ai pas grand chose à dire, j’ai juste envie d’y aller ! »

Sébastien Josse : « La même que la première en sens inverse… » « Cette seconde étape c’est un peu la même que la première en sens inverse. Comme sur la première, et finalement comme d’habitude, ceux qui seront devant seront favorisés donc on sait ce qu’on a à faire… Le gros risque, c’est de rester scotché au départ et ensuite de ramer. De toute façon en Figaro, quelle que soit l’étape, il n’y a pas de secret : il faut avoir la vitesse ! Mais la vitesse, c’est d’abord dans la tête que ça se passe. Tout le début de la saison, je l’ai eu et puis sur la première étape, elle n’était pas là. Je vais tout faire pour qu’elle soit de retour demain, je suis motivé, j’ai envie. Maintenant en voile, on n’est jamais sûr de rien… »

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COMMUNIQUE DE PRESSE N°1 - SOLITAIRE DU FIGARO 2010

Un skipper parmi les plus titrés, multirécidiviste autour du monde dans les plus grandes épreuves : Sébastien Josse… Un vendéen, officier de marine, champion de Match Racing bien décidé à faire aussi bien en course au large : Frédéric Rivet… Tel est le duo de choc qui défendra les couleurs de la Vendée et de son nouveau centre d’entraînement sur la 41ème édition de la Solitaire du Figaro. A la barre de leurs Figaros « Vendée » (pour Sébastien Josse) et « Vendée 1 » (pour Frédéric Rivet), les deux hommes débarquent au Havre avec de réelles ambitions. Sportives, bien sûr, pour l’un comme pour l’autre, avec l’envie d’en découdre face à la fine fleur de la course au large et de placer son nom le plus haut possible au classement de ce mythe qu’est la Solitaire…. Mais également avec la volonté de porter haut les couleurs de la Vendée et du tout nouveau Pôle Vendée France dont ils sont les premiers ambassadeurs. Beaucoup de motivation donc et autant de motifs d’espoir de voir briller les couleurs rouge et blanche dans les semaines à venir entre Le Havre et Cherbourg…

Sébastien Josse : « J’ai le niveau pour être parmi les meilleurs… » Il est de retour et il est motivé ! 7 ans après avoir quitté le circuit Figaro pour poursuivre sa brillante carrière en IMOCA avec un passage par la case VOR, Sébastien Josse a, depuis le début de l’année, repris le chemin de « l’école » Figaro. Fort de trois participations à des tours du monde (Vendée Globe 2004 et 2008 et Volvo Ocean Race 2006) et après un très bon début de saison (2ème de la Solo Quiberon, 4ème de la Solo Concarneau), c’est donc affublé d’une étiquette de favori qu’il se présentera le 27 juillet prochain au Havre sur la ligne de départ de la 41ème édition de la Solitaire du Figaro. Un statut que le skipper du Figaro « Vendée » assume sans pour autant se mettre de pression excessive avec l’humilité qui le caractérise : « Bien sûr, pour reprendre une expression chère à mon ami Mich’ Desj, « je ne suis pas là pour enfiler des perles », mais je veux avant tout faire de belles étapes, naviguer propre et prendre du plaisir ! Je sais que j’ai le niveau pour être parmi les meilleurs mais je connais aussi la qualité du plateau et la difficulté de l’épreuve. Et puis la Solitaire reste la Solitaire : on peut dresser une liste de 10 favoris et au final voir sortir vainqueur un petit jeune ou un vieux briscard qu’on n’attendait pas… »

Sébastien, dont l’objectif majeur reste clairement une participation au Vendée Globe 2012 sait qu’une bonne performance sur la Solitaire peut l’aider dans cette entreprise et sa motivation à bien y figurer n’en est que plus grande : « Le Pôle Vendée France, en m’offrant la possibilité d’être présent sur la Solitaire cette saison me donne une chance de briller sportivement. A moi maintenant de la saisir… »

Son regard sur l’édition 2010 de la Solitaire : « Difficile, comme d’habitude ! On parle beaucoup de la première étape qu’on annonce très dure et sélective mais par expérience je sais que les montagnes accouchent parfois de souris… Je ne dis pas qu’elle ne provoquera pas d’écarts mais je dis qu’une étape à priori plus simple peut aussi faire très mal. Et puis sur une première étape, tout le monde est gonflé à bloc, en forme, attentif ce qui est beaucoup moins vrai une ou deux semaines plus tard. C’est pour ça que c’est toujours très dur de faire des pronostics sur une Solitaire et c’est pour ça que cette course est unique. Quoi qu’il arrive, cette année comme tous les ans, celui qui en sortira vainqueur sera un grand marin ! »

Frédéric Rivet : « Faire briller les couleurs rouge et blanche… » Après une première expérience réussie sur la Solitaire 2007, en terminant quatrième bizuth, et une belle progression en 2008 où il rentrait dans le Top 15, Frédéric, faute de budget, n’avait malheureusement pas pu enchainer l’an dernier. Cette saison a donc pour lui la saveur d’un nouveau départ qui, comme un symbole, coïncide avec celui du Pôle Vendée France dont il défendra les couleurs. Une réelle fierté pour le skipper vendéen : « Je réside depuis 15 ans à l’Ile d’Yeu et ma famille est vendéenne. La Vendée, est une terre de marins, les gens ici vivent par et pour la mer. Alors quand ils parlent des hommes qui l’affrontent, c’est en connaisseur et avec respect. Et puis me concernant, il savent qu’en plus d’être sportif je suis également officier de marine et que j’interviens aussi bien sur des Ferrys entre France et Angleterre qu’au long cours. S’attirer l’affection de gens comme ça qui savent ce qu’est le mer, c’est une très grande fierté et une énorme motivation à bien faire ! »

Fier de défendre les couleurs de son département, le skipper « Vendée 1 » s’investit également totalement dans la mise en place du nouveau centre d’entraînement de Saint-Gilles-Croix-de-Vie qu’il a rejoint au printemps dernier : « Mon objectif pour la saison et sur cette Solitaire en particulier, est de faire du mieux possible, de tout donner pour progresser personnellement mais aussi pour aider le Pôle à se construire. C’est une saison de lancement où il faut bien faire et véhiculer une bonne image du projet et de la Vendée. Je serais bien prétentieux de dire que je vais gagner la Solitaire. Je pense en revanche que j’ai les moyens de suivre le rythme des meilleurs et pourquoi pas viser un podium d’étape... Je vais m’appliquer à bien naviguer pour progresser, comme je l’ai fait par le passé en Match Racing, pour arriver dans les années à venir au plus haut niveau et un jour gagner la Solitaire. »

Son regard sur l’édition 2010 de la Solitaire : « Moi qui suis là pour apprendre et progresser, il va y avoir de quoi faire ! Ne serait ce que la première étape : c’est un « dossier énorme » ! Il y a des passages à niveau tout au long du parcours entre Le Havre et Gijón, donc plein de coups à jouer. Techniquement, stratégiquement, c’est donc hyper intéressant et enrichissant. C’est le genre d’étape qui peut creuser des écarts énormes. Il faudra tout de suite être dedans, être attentif, concentré et ne rien lâcher ! Pour le reste, j’aimerais bien faire un coup sur la deuxième étape : elle nous offre un passage à proximité de l’Ile d’Yeu et si je pouvais faire briller les couleurs rouge et blanche à cette occasion, ce ne serait pas pour me déplaire… »

Pôle Vendée France : cap sur la formation ! Créé en septembre 2009 à l’initiative du Conseil Général de la Vendée et de la Fédération Française de Voile (FFV), le Pôle Vendée France est le troisième centre national de formation à la course au large pour skippers de haut niveau. Bâti autour d’une équipe de professionnels reconnus, il entend offrir aux marins une formation solide et complète. Il accueillera dans un premier temps les coureurs de la classe Figaro Bénéteau 2 français et pourquoi pas étrangers. Dans un deuxième temps le Pôle Vendée France souhaite se développer vers d’autres supports sportifs : Classe 40, Multi 50, M34 (futur support du Tour de France à la Voile)… Pour Christian GOUT, son directeur : « Le Pôle Vendée France est un beau projet avec de vrais moyens mis au service d’ambitions réelles et légitimes. Un projet qui s’appuie sur toute l’expertise et les formidables ressources de la Vendée pour les mettre au service des skippers. Notre ambition, dans les années à venir, est d’offrir à nos hôtes une formation de haut niveau du point de vue sportif et technique bien sûr, mais également dans tout ce qui concerne l’encadrement humain d’un projet sportif voile. » Un projet à la genèse « express » qui, néanmoins, n’hésite pas à revendiquer ses ambitions, comme aime à le signaler Christian GOUT : « Comme souvent sur des projets « made in Vendée », les choses vont très vite : 2009 était la genèse, 2010 est la mise en place des deux projets sportifs « Vendée » et « Vendée 1 », 2011 sera le lancement à proprement parlé du centre ! On sent ici un vrai engouement et une vraie dynamique qui, j’en suis sûr, vont encore monter en puissance durant cette Solitaire du Figaro. J’ai une totale confiance en Sébastien et Frédéric et je sais qu’ils feront leur maximum pour porter haut les couleurs du Pôle et de la Vendée ! »

Relations Presse Barbara BERNARD E-mail : barbara.bernard@laseptiemevague.fr Mobile : +33 (0)6 07 37 63 51

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Maville.com les sables d’Olonne

Sébastien Josse intégrera bien le pôle course au large de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

C’est confirmé. Sébastien Josse intégrera bien le pôle course au large de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée), qui deviendra son port d’attache. Avec le Vendéen Frédéric Rivet, il formera de jeunes skippers et courra des courses comme la Solitaire du Figaro sous les couleurs de la Vendée. ofredac (lr) (ls)